deng qiwen

où se produit l'art ?

galerie nicolas salloum
19 rue de montmorency, 75003 paris, île-de-france, france
17.09.2026 – 22.10.2026

artists:
elouan le bars, juliette george, mona young-eun kim, sara noun

curators: mil.lieux — deng qiwen, wang tianyu
carte blanche curatoriale, galerie nicolas salloum

Artistic production is never confined to the studio, nor does it stem from a fixed identity: it is equally shaped by the social relations artists move through — schools, institutions, companies. Each position held defines a person's authority and visibility, and this room for manoeuvre shifts as they do.

where is art produced? asks how artists enter these positions, occupy them, or reorganise them. Through role-play, investigation, spatial construction, or testimony, they introduce mechanisms drawn from finance, law, or education. Rather than representing these roles, the works put their rules to the test: who is entitled to own, and who to be registered; who has the right to speak, and on what evidence a judgment is grounded.

Mona Young-eun Kim constructs contradictory testimonies: the viewer becomes a juror, required to decide what to ground their belief in; Elouan Le Bars stages corporate games in which participants take on the role of workers expected to display relentless engagement. Sara Noun revisits systems of school classification, an institutional imprint that persists long after school itself. Juliette George borrows the forms of banking documents to question how both art and money are constituted through belief and the attribution of value.

This shift transforms the very function of the artwork, which becomes a device exposing these rules to the public. The exhibition resists the simple model in which the artist proposes a view for the viewer to receive; instead, it sets a circulation in motion: social reality enters artistic practice, is reorganised there, and returns to the public, who judge and discuss it — roles that once seemed fixed become, once again, objects of debate and possible transformation.

The public programme on October 3 extends this movement: the questions of value and power raised by the works are replayed among the participants themselves, until they become matter to negotiate, not just observe.

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galerie nicolas salloum
paris, île-de-france, france
17.09.2026 – 22.10.2026

artistes :
elouan le bars, juliette george, mona young-eun kim, sara noun

curatrice : mil.lieux
carte blanche curatoriale, galerie nicolas salloum
Pour cette exposition, la Galerie Nicolas Salloum offre une carte blanche curatoriale à mil.lieux, qui réunit Elouan Le Bars, Juliette George, Mona Young-eun Kim et Sara Noun.

La production artistique ne se limite pas à l'atelier ni à une identité fixe : elle se construit aussi dans les relations sociales que les artistes traversent — écoles, institutions, entreprises. Chaque position occupée définit son autorité et sa visibilité, et ces marges de manœuvre se transforment avec elle.

où se produit l'art ? interroge la manière dont les artistes entrent dans ces positions, les occupent ou les réorganisent. Par le jeu de rôle, l'enquête, la construction spatiale ou le témoignage, ils introduisent des mécanismes issus de la finance, du droit, ou de l'éducation. Plutôt que de représenter ces rôles, les œuvres en éprouvent les règles : qui peut posséder, et qui peut être enregistré·e ; qui a le droit de parler, et sur quelles preuves un jugement se fonde.

Mona Young-eun Kim construit des témoignages contradictoires : le·la spectateur·rice devient juré·e, sommé·e de décider sur quoi fonder sa croyance ; Elouan Le Bars met en scène des jeux d'entreprise où les participant·e·s endossent le rôle de travailleur·euse·s tenu·e·s d'afficher un engagement sans relâche. Sara Noun revisite les systèmes de classification scolaire, empreinte institutionnelle qui persiste bien après l'école. Juliette George emprunte les formes des documents bancaires pour interroger comment l'art et l'argent se construisent tous deux par la croyance et l'attribution de valeur.

Ce déplacement transforme la fonction même de l'œuvre, qui devient un dispositif révélant ces règles au public. Loin d'un rapport simple où l'artiste proposerait un regard que le·la spectateur·rice recevrait, l'exposition met en jeu une circulation : la réalité sociale entre dans la pratique artistique, y est réorganisée, puis retourne vers le public qui la juge et la discute : des rôles qui semblaient figés redeviennent alors objets de débat et de transformation possible.

Le programme public du 3 octobre prolonge ce mouvement : les questions de valeur et de pouvoir soulevées par les œuvres s'y rejouent entre les participant·e·s eux·elles-mêmes, jusqu'à en faire matière à négocier, non à observer.